Après les députés, les sénateurs italiens viennent d’adopter une réforme de l’éducation du primaire très contestée. Parmi les mesures votées, la réintroduction de l’enseignant unique (aujourd’hui, deux professeurs se répartissent les matières de trois classes). Également contestés, le port obligatoire de la blouse, la note de conduite et le renforcement des mesures disciplinaires.

La réduction du nombre d’heures (24 par semaine, au lieu de 29-31 actuellement), fait craindre une baisse du niveau scolaire. Le budget alloué au primaire sera amputé de près de 8 milliards d’euros au cours des quatre prochaines années. Pour la ministre de l’éducation, Mariastella Gelmini, l’objet de la réforme est de « rationaliser les dépenses afin d’améliorer la qualité de l’enseignement ».

Depuis deux semaines, les manifestations se succèdent quotidiennement dans les plus grandes villes du pays. Des « classes sauvages » ont ainsi été organisées devant le Colisée, à Rome ou à Venise, sur la place Saint-Marc.

Alors que le plan de réforme de l’enseignement supérieur sera présenté d’ici une semaine, professeurs d’université et enseignants ont rejoint hier les lycéens et étudiants pour manifester contre cette réforme de l’éducation. Selon les syndicats, de fortes réductions budgétaires sont là aussi à attendre, qui « risquent de menacer gravement le secteur de la recherche ».

À l’appel des trois principes confédérations syndicales, ce jeudi est jour de grève générale, et ce, à tous les niveaux d’éducation (du primaire à l’université). La plupart des écoles publiques seront fermées. Rome devrait être paralysée.

Sources : AFP, le nouvel observateur.com, le temps, romandie.com, actualitté, RFI, France 24