L’insertion professionnelle des jeunes continue de connaître des « perturbations ». C’est en tout cas ce qu’estime le Conseil économique et social (CES) dans un rapport intitulé « 25 ans de politiques d’insertion des jeunes : quel bilan ? »

Le texte reconnaît que des progrès importants ont été réalisés en matière de formation initiale. Il souligne notamment que l’âge moyen de sortie du système éducatif est passé de 13 à 18 ans et demi depuis 1945. Mais il cite comme exemples de dysfonctionnement les « phénomènes de surqualification » et le « chômage grandissant chez les diplômés ».

Dans ce document d’une soixantaine de pages, le CES recommande donc de « repenser l’accueil, l’information et l’orientation des jeunes », en particulier dans le cadre scolaire. Il suggère de simplifier et de clarifier toutes les structures chargées de l’orientation, de mettre davantage à contribution les acteurs du monde économique et de former les enseignants à l’orientation, à la connaissance de l’entreprise et des différents milieux professionnels.

Rappelant que 117 000 jeunes quittent chaque année le système scolaire sans diplôme, le rapport préconise que leur soit proposé un certificat de validation des acquis, afin de leur permettre d’entamer un projet professionnel.

Enfin, le texte demande d’autres mesures pratiques, comme l’accès des jeunes en difficulté au futur Pôle emploi, la création d’une « allocation unique d’autonomie » pour tout jeune engagé dans un parcours d’insertion, ou la mise en place de logements HLM réservés aux débuts de carrière.

Sources : france2.fr, AEF, nouvelObs.com, AFP, Actualitté.com