Grève dans l’Education nationale : un test pour le service minimum

Xavier Darcos avertit les réfractaires.

Organisée par les syndicats dans le cadre de la « journée mondiale pour le travail décent », la grève d’aujourd’hui dans l’Éducation nationale a un caractère particulier : c’est la première fois que sera appliquée la loi du 20 août dernier sur le « service minimum à l’école » (SMA) par les municipalités. Cette obligation d’accueil s’impose aux municipalités à partir du moment où « le nombre de personnes qui ont déclaré leur intention de participer à la grève est égal ou supérieur à 25% du nombre des personnes qui exercent des fonctions d’enseignement ».

La réaction des municipalités est diverse, et souvent fonction de la couleur politique de la mairie. Ainsi, Annick Mattighello, maire de la commune de Louvroil, dans le Nord, refuse, par principe, d’appliquer « cette loi qui constitue de fait une remise en cause du droit de grève [et qui] s’impose à des collectivités par ailleurs financièrement fragilisées par les réductions constantes des dotations de l’État ».

Même son de cloche dans 26 villes de gauche de Seine-Saint-Denis, mais aussi à Toulouse et à Saint-Nazaire. À Nantes, ville PS dirigée par Jean-Marc Ayrault, le SMA est organisé dans 8 écoles, sur les 43 où le taux de grévistes dépasse 25%. À Paris, en revanche, Bertrand Delanoë a finalement annoncé qu’il se plierait à la loi du 20 août, tout en notant que le délai de prévenance de 48 heures était « peu réaliste ».

Le ministre de l’Éducation nationale, Xavier Darcos, a déjà prévenu les communes qui refuseraient d’organiser l’accueil des élèves : « j’ai demandé aux préfets d’être assez vigilants, nous verrons comment nous pouvons réagir et je réagirai. »

L’objectif des syndicats est surtout de mobiliser pour la manifestation du dimanche 19 octobre. Même si le mouvement d’aujourd’hui n’est pas très suivi, il servira de test pour le service minimum. Éléments de réponse ce soir.

Sources : La Voix du Nord, TF1, Nouvel Obs, Ouest France, Sud Ouest, Le Figaro

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