La réforme des enseignements de l’Ecole nationale de la magistrature entrera en application dès février prochain. Entérinée la semaine dernière par le conseil d’administration de l’ENM, elle vise à mettre l’accent sur les compétences personnelles des magistrats.

Dans cet esprit, le concours d’entrée comprendra un test de personnalité et une épreuve de mise en situation. De nouveaux cours, comme éthique, déontologie ou prise de décision, feront leur apparition au programme. De plus, la période de spécialisation sera étendue de 5 à 11 mois.

De son côté, l’Ecole nationale d’administration a annoncé la suppression, à partir de 2011, de son célèbre classement de sortie. Depuis 1945, ce classement, qui n’est pas rendu public, permet aux élèves de choisir, selon leur rang, leur affectation dans tel ou tel grand corps de l’Etat (Cour des comptes, Inspection des finances, Conseil d’Etat…) ainsi que dans des ministères, tribunaux administratifs ou préfectures.

A l’avenir, ce sont donc les administrations qui recruteront en fonction de leurs besoins, au vu du profil et du « dossier d’aptitude » de l’élève. La réforme prévoit également de moderniser la scolarité, qui s’appuiera en particulier sur des stages en entreprises plus longs. A l’inverse, la durée totale du cursus sera réduite : de 22 à 25 mois, contre 27 actuellement. Par ailleurs, les conditions d’âge seront supprimées.

Enfin, les concours des Instituts régionaux d’administration (IRA) sont aussi sur le point d’évoluer. Ils devraient devenir « moins académiques ».

Sources : Les Echos, Le Figaro, AFP, Le Monde, Europe 1, nouvelObs.com, France2.fr