L’idée est née à Oullins, une ville de la banlieue lyonnaise, où un bus conduit une quarantaine d’enfants du quartier de la Saulaie vers quatre écoles du haut de la ville.

Objectif : favoriser la mixité sociale en organisant le transport scolaire d’élèves aux résultats moyens, issus de quartiers populaires, vers des établissements au niveau social plus élevé. Et, au bout de cinq ans, la méthode semble porter ses fruits, comme le prouvent les résultats des évaluations nationales à l’entrée en 6ème.

Lors d’une visite dans le Rhône, Fadela Amara, secrétaire d’Etat à la Politique de la ville, avait été séduite par le principe. Dans le cadre du plan banlieue, sept autres villes expérimentent donc un dispositif similaire depuis le début de l’année scolaire : Asnières (Hauts-de-Seine), Dugny (Seine-Saint-Denis), Courcouronnes (Essonne), Tours (Indre-et-Loire), Remiremont (Vosges), Rillieux-la-Pape (Rhône) et Bergerac (Dordogne). Dans cette dernière commune, comme à Oullins, ce ramassage scolaire d’un nouveau genre était déjà pratiqué depuis plusieurs années.

Les charges supplémentaires, qu’elles touchent les municipalités (transport) ou les familles (restauration scolaire), sont prises en charge par l’Etat. Au total, environ 150 élèves de primaire sont concernés, mais l’expérience doit être étendue dans les prochaines semaines. Initialement, une cinquantaine de communes devaient la mettre en place dès la rentrée.

Sources : Libération.fr, Le Progrès, Le Figaro, 20 minutes