Nicolas Sarkozy a annoncé un nouveau lycée à l’horizon 2012

- Il s’exprimait à l’occasion d’un discours devant les recteurs, inspecteurs d’académie et présidents d’universités

Nicolas Sarkozy s’est déclaré lundi 2 juin 2008 en faveur d’un lycée à la carte. Il a ainsi annoncé la mise en place « dès la rentrée 2009 » d’une nouvelle seconde. « Sur cette réforme, je souhaite que nous avancions vite. (…) Avec un objectif, c’est que le nouveau lycée soit transformé à l’horizon 2012 », a-t-il déclaré lors d’un discours prononcé devant les recteurs, inspecteurs généraux, inspecteurs d’académie et présidents d’université, à l’occasion du bicentenaire de « l’Université impériale ». Cela impliquerait, selon l’Elysée, la mise en place d’un « nouveau baccalauréat » en 2012. Le chef de l’Etat a également confirmé la généralisation du bac professionnel en trois ans à partir de septembre 2009. Par ailleurs, le président de la République a souhaité que « l’enseignant de demain soit mieux formé » et que « la durée de ses études soit allongée d’un an ».

« Je souhaite en outre que la place des universités dans cette formation soit pleinement reconnue », a-t-il ajouté. Pour cela, « nous avons décidé avec Xavier Darcos que les différents concours (professeurs des écoles, CAPES, agrégation) soient intégrés au cursus universitaire, et soient ouverts à tout titulaire ou tout futur titulaire d’un ‘master 2’ dès la session 2010 ». « En échange de cette année d’études supplémentaire, nous nous engageons à ce que les débuts de carrière soient revalorisés ». Autre point abordé par Nicolas Sarkozy : la revalorisation du métier d’enseignants. Il a ainsi répété que la moitié des économies produites par les suppressions d’emplois dans l’Education nationale serait redistribuée aux enseignants.

« Nous voulons signer avec les professeurs de France un nouveau pacte de confiance. Cela implique un effort, y compris financier, de la part de l’Etat », a-t-il précisé. Toutefois, « ce pacte de confiance ne peut consister en une mesure de revalorisation générale et sans contrepartie, comme on l’a si souvent vu par le passé. L’état des finances publiques ne le permet pas », a-t-il poursuivi. Au sujet de l’évaluation des enseignants, Nicolas Sarkozy a expliqué qu’elle n’est « pas pour stigmatiser tel ou tel », mais « un instrument très concret du pilotage ». Enfin, « le système des affectations » des professeurs doit être également repensé. Le chef de l’Etat propose de « placer la bonne personne au bon endroit ». « Trop souvent, aujourd’hui, l’Education nationale ne parvient ni à satisfaire le souhait d’un professeur, ni à répondre aux besoins des élèves ».

Source : Reuters, France Info, Le Monde

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