Julien est mal aimé par son père – ou du moins le croit-il. De sa fenêtre, il scrute le café d’en bas à la recherche d’un nouveau père, un père idéal, moins absent, tel qu’il l’aurait rêvé. Il jette son dévolu sur Pascal, assis à la terrasse du café en bas. Pascal à partir de ce moment-là accepte, non sans réticence, de devenir l’Apprenti, c’est-à-dire un père apprenti. Il apprend -lui qui ne l’a jamais été- à devenir père.

Cette pièce se compose de 13 saynètes, qui suivent le rythme d’une année, d’avril à avril. Avec une saynète par mois. Et l’on y voit à chaque fois, assortis aux saisons, les moments que devraient vivre ensemble un père et son fils : aller au marché, au cinéma, jouer au foot dans un parc par une belle matinée d’été, attendre à la grille du collège, le jour de la rentrée de septembre, la venue du père…

Julien souffre parce que, dit-il, son père, « ça ne lui plaît pas trop d’être père ». Alors, il demande à Pascal de jouer ce rôle : « Tu n’as qu’à faire semblant d’être mon père…en attendant de t’habituer ».

Ce texte original et tendre devrait toucher de nombreux jeunes lecteurs -les éditions Théâtrales Jeunesse s’adressent d’ailleurs plus particulièrement à eux. Le personnage de Julien est en effet très attachant. Il est intéressant aussi de voir comment il évolue et réfléchit à la fin : et si « père », le mot énigmatique, était en réalité l' »homme dont la vie est bouleversée du fait d’avoir un fils ? »