Le Blog éducation du quotidien The Guardian fait état d’une récente étude de l’Institut de l’Education de l’université de Londres portant sur les connaissances en histoire des 11-14 ans. Il s’avère qu’ils mélangent tout, qu’ils ont une approche fragmentée de l’histoire, avec certaines périodes qui ressortent, et des blancs immenses…

C’est le résultat d’un apprentissage fait d’éléments discontinus, non reliés entre eux. Les chercheurs ayant réalisé l’étude se sont ainsi rendu compte que des périodes telles que le 18e siècle ou la fin du Moyen Age étaient méconnues des élèves, tandis que les Romains ou les Tudor étaient mieux maîtrisés. Le Blog cite d’ailleurs avec humour les réponses de certains des élèves interrogés. Pour Joseph par exemple, la connaissance de l’histoire se résume à trois choses : la période du Moyen Mal (« medevil » pour « medieval », evil=mal) , le magret « thatcher » (magret pour margaret) et la guerre du « golf ».

Mais faut-il pour autant revenir absolument à un enseignement chronologique ? Non, ce n’est pas la solution, affirment les chercheurs, auteurs de l’étude. Même s’il est indispensable bien entendu de ne plus déboussoler les élèves avec cette fragmentation des événements.

Le mieux serait de travailler sur de grands thèmes tels que « comment on gagnait sa vie à l’époque » , « comment on était gouverné » et d’intégrer dans ces thèmes les dates et faits marquants -afin d’éviter que tout ne se mélange.

Pour les chercheurs, l’enseignement de l’histoire doit donc impérativement être proche de la vie quotidienne des élèves.

Sous peine de ne définitivement plus les intéresser…