Le collectif « Sauvons l’université » fait part des dernières nouvelles qu’il a eues quant à l’avenir des concours de recrutement. Il semblerait que le CAPES soit amené à disparaître. Il serait remplacé dans ce cas par des Masters de formation à l’enseignement.

Pour le collectif, la situation est alarmante : supprimer le concours national unique annuel signe la fin d’une conception républicaine du recrutement des enseignants. Le « service public de l’éducation nationale » au service des citoyens serait ainsi réduit à néant tandis que se mettrait en place « une différenciation des formes et des contenus des recrutements », liée aux diversités des universités où les masters seraient préparés.

Et quid du contenu disciplinaire ? Il risquerait bien d’être effacé dans le cadre du master, bien plus généraliste que les formations des CAPES actuelles. « La maîtrise de connaissances indispensables à de futurs enseignants » ne serait donc plus, d’après le collectif, assurée.

Enfin, autre danger pointé : une précarisation du métier d’enseignant. Le recrutement, n’étant plus national, serait en effet soumis à des impératifs locaux, variables et surtout propices à la mise en place de contrats divers.

« Sauvons l’université » se demande alors si derrière tout cela ne se cache pas en définitive un « objectif commun et inavouable » : celui de « la diminution du nombre de fonctionnaires et de la précarisation généralisée des métiers de l’enseignement ».

Il est vrai que tous les éléments présentés ici n’empêchent nullement de le présupposer.