Sarkozy : Chaque enfant de CM2 devra se souvenir d’un enfant victime de la Shoah

- Selon le chef de l’Etat, ''la France ne doit rien abandonner de l'enseignement de la Shoah dans les établissements scolaires''

« J’ai demandé au gouvernement, et plus particulièrement au ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos, de faire en sorte que, chaque année, à partir de la rentrée scolaire 2008, tous les enfants de CM2 se voient confier la mémoire d’un des 11 000 enfants français victimes de la Shoah », a déclaré mercredi 13 février 2008, Nicolas Sarkozy, lors du dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF).

« Rien n’est plus intime que le nom et le prénom d’une personne, rien n’est plus émouvant pour un enfant que l’histoire d’un enfant de son âge », a ajouté le chef de l’Etat. « La France ne doit rien abandonner de l’enseignement de la Shoah dans les établissements scolaires. Elle ne doit céder à aucune facilité, à aucun amalgame », a insisté le président de la République.

Le ministère de l’Education nationale a indiqué jeudi 14 février 2008 qu' »en accord avec la volonté du président de la République, Xavier Darcos, ministre de l’Education nationale, a chargé Hélène Waysbord-Loing, présidente de l’Association de la maison d’Izieu, inspectrice générale honoraire de l’Education nationale, d’une mission en vue d’élaborer les documents pédagogiques valorisant ce travail confié aux enseignants du primaire ».

Dominique de Villepin et Jean-Luc Mélenchon se sont étonnés de l’idée de Nicolas Sarkozy, estimant que l’on ne peut pas imposer la mémoire. Pour sa part, le secrétaire général de l’UNSA-Education, Patrick Gonthier, a estimé que le président de la République confondait histoire et mémoire et voulait faire porter à des enfants de dix ans une « charge affective qui les dépasse beaucoup ».

De même, le secrétaire général du Snuipp-FSU, Gilles Moindrot, a déclaré que « confier la mémoire » d’un enfant victime de la Shoah à un élève de CM2 comportait des risques de « troubles psychologiques » et pouvait avoir « un effet contraire à l’objectif recherché ». En revanche, Jean-François Copé, président du groupe UMP à l’Assemblée, et François Hollande, Premier secrétaire du Parti socialiste, ont salué la démarche du chef de l’Etat. L’écrivain Marek Halter a également salué une « initiative formidable ».

Source : Reuters, AP, Le Nouvel Obs

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