Tour d’abord, qu’est-ce que ce phénomène ? Un jeune professeur donne des « cours de bonheur » à l’Université de Harvard, aux Etats-Unis, cours qui est devenu « le plus prisé du campus ». Les chiffres sont éloquents : 6 élèves en 2005, plus de 800 aujourd’hui. Certes il faut tenir compte du contexte : plus de 200 universités américaines proposent aujourd’hui ces cours, appartenant au domaine de la psychologie positive (Voir l’article du Figaro Madame ).

Ce type de cours, qui donne des recettes pour être heureux, (faire du sport une fois par semaine, méditer un quart d’heure tous les matins…) entretient-il un lien avec la philosophie ? Peut-on réellement enseigner le bonheur ? Lisons un peu ce qu’en dit Luc Ferry : « c’est une escroquerie intellectuelle qui joue sur la naïveté de personnes fragilisées… par ce qu’on appelle le ‘désenchantement du monde moderne’. »

C’est on ne peut plus clair ! Luc Ferry établit une distinction nette entre la philosophie et le développement personnel. Car « la vie bonne qui occupe la philosophie depuis toujours n’est pas le