Tout d’abord, les « visées exclusivement économiques » du rapport dans sa globalité, y compris pour l’enseignement. L’objectif du rapport à ce sujet est, d’après la Société, uniquement de « rechercher l’intégration des élèves dans un système économique », comme le montre « l’ambition 1 (p.14 du rapport) : préparer la jeunesse à l’économie du savoir et à la prise de risque ».

Or, l’essentiel à transmettre aux élèves et aux étudiants ne se situe pas là. La Société reconnaît qu’il faut outiller les jeunes en leur donnant « les connaissances et les compétences qui leur permettront de trouver un emploi », c’est bien évident. Mais cela ne se substitue en aucun cas aux objectifs prioritaires de l’enseignement, à savoir les apprentissages fondamentaux : « la formation de l’esprit, du jugement critique, au service d’une pensée qui sache s’affranchir des modes et des préjugés ».

Les apprentissages fondamentaux n’ont pas à s’ancrer dans l’actualité, dans l’usuel quotidien. Alain Finkielkraut, après avoir salué une enseignante de ZEP qui, ne tenant pas compte des programmes, fait étudier Le Cid à ses élèves, le dit en substance dans une très intéressante interview
accordée à Libération ce week-end. « Notre société (