La série « S » (scientifique) est trop élitiste, selon un rapport publié sur le site du ministère de l’Education. Ce rapport plaide pour une spécialisation plus tardive des élèves en 1ère et terminale. Il indique également que la série « S » n’oriente pas toujours vers des études scientifiques. Les auteurs déplorent que cette série – où les élèves se distinguent par « leur origine sociale favorisée et leurs résultats scolaires élevés » -, ne soit pas majoritairement choisie par goût pour les sciences. Ainsi, près d’un tiers des bacheliers S s’inscrivent en effet dans des formations supérieures autres que scientifiques.

Pour expliquer ce phénomène, ils estiment que « la classe de seconde ne joue pas son rôle de classe de détermination » car à ce niveau les options « pré-orientent les élèves plus qu’elles ne les aident à se déterminer ». Le rapport préconise donc « une réforme du lycée général et technologique ». Les auteurs plaident pour l’instauration d’un « parcours de formation à dominantes, construit progressivement au fur et à mesure que se précise le projet personnel de l’élève. » Au final, l’objectif est de « contribuer à réduire le taux d’échec et les réorientations dans l’enseignement supérieur ».

Ce rapport, commandé par l’ancien ministre Gilles de Robien dans une lettre de mission de septembre 2006, a été rédigé par trois inspecteurs généraux, Jean Moussa, Claudine Peretti et Daniel Secretan. Il a été remis en novembre 2007 au ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos, et à la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse.

Source : AFP