François Testud, professeur à la faculté de Lettres de Tours et spécialiste de la chronopsychologie, milite contre la suppression des cours le samedi. Pour lui, la suppression du samedi « ne ferait que déplacer le problème au vendredi soir. Elèves ou professeurs, tout le monde est fatigué et moins réceptif quand il sent le week-end approcher ».

« La question des rythmes scolaires ne doit pas être abordée en termes de semaines, mais en allégeant les journées, surtout pour les plus jeunes, et en rééquilibrant l’année scolaire », explique-t-il. « Le premier trimestre est beaucoup trop long. Je préconise deux semaines de congés à la Toussaint, au moment où les organismes sont les plus fragiles. Inversement, il faut rendre sa cohérence au troisième trimestre, trop haché par les jours fériés, quitte à raccourcir la durée des grandes vacances », ajoute-t-il.

Par ailleurs, il met en garde contre « la semaine de quatre jours secs ». Pour lui, « la solution serait de mettre en place un accompagnement péri et extrascolaire le mercredi et le samedi, afin de respecter le rythme biologique des élèves ».

Source : Le Télégramme de Brest