Le décret d’application de la loi du 5 mars 2007 sur la prévention de la délinquance qui reconnaît le concept des écoles de la deuxième chance (E2C) est paru au Journal Officiel du 15 décembre. Ce décret autorise les écoles de la deuxième chance à percevoir la taxe d’apprentisssage et à recevoir des financements de l’Etat ou des régions. Le décret stipule que « les écoles de la deuxième chance déclarées comme prestataires de formation […] peuvent percevoir des financements Etat ou région ».

Jusqu’alors les fonds européens assuraient l’essentiel du financement de ces écoles. Celles-ci pourront délivrer une « attestation de fin de formation » à leurs élèves. Le texte crée également un label « école de la deuxième chance » qui sera délivré pour une durée de quatre ans par le réseau E2C. Ce réseau compte actuellement 35 écoles dans 12 régions et 23 départements, soit 4 000 jeunes en formation.

Selon Alexandre Schajer, président du réseau E2C, « 65% de ces jeunes ‘en grande difficulté’ qui passent par les écoles de la deuxième chance obtiennent un emploi durable ou une formation professionnelle avant un emploi ». Ces écoles s’adressent aux jeunes de 18 à 25 ans, sortis du système scolaire sans diplôme, sans qualification et sans emploi, pour une formation de 9 mois en alternance. Le coût de ce parcours individualisé – à l’école chaque jeune est suivi par un « référent » et dans l’entreprise par un tuteur – est de 9 000 euros.

Source : localtis.info