Le 9 novembre dernier, la Commission Pochard sur la revalorisation du métier d’enseignant, recevait trois lycéens, élus par leurs camarades, membres du CNVL (vous pouvez voir l’intégralité de leurs interventions). Ils ont donné, au nom de leurs camarades, le point de vue des lycéens sur le métier d’enseignant et sur ce que serait pour eux le professeur idéal.

Ce qui ressort de leurs discours, c’est en premier lieu la mauvaise image de l’enseignant dans la société et auprès des élèves. Aucun d’entre eux par exemple ne souhaiterait pour rien au monde devenir enseignant. Y compris Jérémy, le représentant lycéen dont les parents sont enseignants…

L’enseignant leur apparaît en effet comme un être à part, inaccessible, et que l’on a du mal à imaginer ayant une vie normale en dehors des heures de cours.

Ils aimeraient avoir des enseignants plus proches d’eux, plus impliqués dans la vie de l’établissement et dans les activités en dehors du temps scolaire, comme l’animation d’un club, les sorties théâtre, les voyages etc.

L’enseignant dont ils se sentent le plus proches aujourd’hui est unanimement le prof d’EPS. Avec lui, les rapports sont différents, plus chaleureux.

Ils souhaitent donc vraiment une plus grande proximité avec leurs enseignants et insistent sur l’indispensable caractère « sociable » que doit avoir un professeur.

L’enseignant doit aussi jouer un rôle décisif de guide dans l’orientation des élèves : il doit davantage les accompagner au long de leur scolarité.

Enfin, l’enseignant doit être moderne : il doit maîtriser les nouvelles technologies, les utiliser dans ses cours, utiliser aussi la presse. Bref, ne pas se tenir à l’écart de la réalité, y compris celle de l’entreprise. L’enseignant idéal devrait connaître le monde de l’entreprise.

Même si l’image de l’enseignant actuelle n’est pas très positive, les lycéens s’accordent pour reconnaître la valeur de son savoir. Ils sont conscients aussi de la masse de travail que représente la préparation d’un cours. Et justement, ils aimeraient que leurs camarades et plus généralement le public, soient conscients du fait que la préparation d’un cours nécessite des heures de travail, et que l’image de l’enseignant fainéant, qui a peu d’heures de cours et beaucoup de vacances, est totalement injustifiée.

Ils proposent même de réaliser des brochures ou des clips pour faire passer ce message.
Ils insistent sur le fait qu’il faudrait mieux connaître le métier d’enseignant. Mieux le connaître pour enfin le reconnaître. Qui sait, voilà peut-être une des idées du futur ?