Une intersyndicale (Sgen-CFDT, SE-Unsa, Snalc-CSEN, SNFOLC, Snuep-FSU et Unsen-CGT) a demandé lundi 3 décembre 2007, une audience « de toute urgence » au sujet de la réforme du bac pro. « Face à l’émoi suscité dans les académies par cette mesure, à l’inquiétude légitime qu’elle fait naître chez les personnels, les élèves et leurs familles, l’intersyndicale exige l’ouverture d’une concertation sur le devenir de l’enseignement professionnel public », a-t-elle expliqué dans un communiqué. L’entourage du ministre de l’Education nationale a indiqué que Xavier Darcos recevra « dans les jours qui viennent » les syndicats.

Le ministre souhaite multiplier par dix à la rentrée prochaine le nombre d’élèves (4 000 actuellement) poursuivant un cursus de bac pro en 3 ans après la 3e, et généraliser ce cursus à la rentrée suivante. Pour Xavier Darcos, la voie professionnelle « souffre de deux handicaps ». Le premier : BEP et CAP coexistent avec parfois les mêmes intitulés. Le second : les bacheliers professionnels sont pénalisés par une année de scolarité supplémentaire par rapport aux voies générales et technologiques (3 ans).

Le ministre souhaite donc transformer les BEP en seconde professionnelle. En choisissant cette solution, Xavier Darcos assure vouloir augmenter le nombre de titulaires d’un bac pro. Les syndicats y voient au contraire une volonté « motivée par les économies budgétaires ». Ils réfutent d’ailleurs l’argument du ministère selon lequel « la durée du cursus entraîne des sorties sans qualification ».

Source : France 2, Les Echos