L’académie de Rennes a envoyé, il y a trois semaines, une nouvelle circulaire sur le sujet à tous les établissements scolaires. L’objectif est d’inciter les enseignants à prendre en charge les élèves concernés, dans leur vie scolaire au quotidien.

« Il faut demander aux enseignants d’ouvrir un PAI (Plan d’accueil individualisé) qui permette à l’enfant de bénéficier d’aménagements, pour compenser le désavantage dont il est victime et qu’il soit ainsi à égalité avec les autres élèves pour les devoirs », explique Fabienne Le Douarin, coprésidente de l’antenne morbihannaise d’Apedys (Association de parents d’enfants dyslexiques). Les examens, comme le brevet des collèges ou le bac, sont déjà concernés par ces dispositifs dans l’académie de Rennes, en avance au niveau national.

En revanche, sur le terrain, les directives académiques sont loin d’être toujours suivies, et les parents doivent souvent se battre auprès des professeurs pour obtenir gain de cause. La nouvelle directive devrait donc permettre de pallier ces dysfonctionnements. Par ailleurs, les enseignants devraient recevoir une formation au cours de l’année. La dyslexie touche entre 8% et 10% des écoliers d’une classe d’âge, dont 6% de manière sévère, et 75% de garçons.

Source : Le Télégramme de Brest