Professeur à l’université de Haute-Bretagne, Laurence Libeau-Mousset propose des solutions pour endiguer la violence en milieu scolaire. Selon elle, il faut axer la prévention sur des mises en scène impliquant les élèves.

« Concrètement, l’action que je préconise consiste à placer les élèves et le personnel d’un établissement face à une situation de violence fictive. Il s’agit de mettre les adolescents dans des conditions de succès malgré les pièges qu’on leur tend. Les expériences menées ont mis en lumière que certains élèves réputés mauvais pouvaient se révéler être d’excellents médiateurs », explique-t-elle. L’objectif est de redonner de l’estime de soi aux élèves susceptibles de tomber dans la violence ou dans un processus de victimisation.

« Tout le monde parle de prévention aujourd’hui. Mais ce mot est galvaudé en France », précise-t-elle. Et d’ajouter « on se contente bien souvent de donner de l’information sans penser à évaluer l’efficacité de telles actions ». Par ailleurs, pour réussir en matière de prévention, il est nécessaire « que tous les enseignants et tous les autres personnels s’investissent dans la durée au sein de chaque établissement ». Pour Laurence Libeau-Mousset, l’adolescence à l’école nécessite « une autorité juste, objective et cohérente ».

Source : Le Télégramme de Brest