« Nous appelons (…) à ce que les étudiants et les enseignants reprennent le plus rapidement possible le chemin des cours, afin que les universités assurent leurs missions de service public d’enseignement supérieur et de recherche », écrivent les trois premiers vice-présidents de la CPU, Jean-Pierre Finance, Thierry Coulhon et Michel Lussault, dans une tribune paru aujourd’hui lundi 19 novembre dans Les Echos. Selon eux, la LRU est « une loi nécessaire ».

Aussi, ils rappellent leur opposition aux blocages, qui leur « paraissent injustes et qui n’ont jamais constitué une forme démocratique d’expression ». Toutefois, ils reconnaissent que la loi ne « règlera pas tous les problèmes de l’université, qui résultent de décennies de désintérêt de la puissance publique ». Pour autant, « abandonner la réforme aujourd’hui reviendrait à renoncer définitivement à ce système d’enseignement supérieur pour tous », concluent-ils.

Par ailleurs, la coordination nationale étudiante a appelé lors de sa réunion sur le site « Béranger » de l’université de Tours les 17 et 18 novembre 2007, à manifester auprès des fonctionnaires mardi 20 novembre, puis jeudi 22 novembre, avec les lycéens. Ils souhaitent également l’organisation d’une « grande manifestation interprofessionnelle le 27 novembre ».

« Nous appelons à l’amplification et à la massification du mouvement, et à la mobilisation des lycéens, jusqu’au retrait de la loi Pécresse », a ainsi affirmé Katarina, étudiante à Paris-XII et porte-parole de la coordination. A l’heure actuelle, 37 sites universitaires seraient perturbés à des degrés divers et plusieurs lycées seraient également bloquées notamment à Lille et à Caen.

Source Les Echos