12% des lycées américains sont des « usines à échec ». Tel est le constat d’une étude menée par l’université Johns Hopkins (Baltimore). Cela correspond à 1700 établissements dans le pays. Il y a dix ans le nombre de ces « usines à échec » était déjà similaire. Moins de 60% des élèves qui s’inscrivent en première année poursuivent leur scolarité jusqu’à son terme, note l’étude. Ces « usines à échec » se situent en majorité dans les grandes villes et dans les zones rurales très pauvres du Sud et du Sud-Ouest des Etats-Unis. Leurs effectifs sont constitués avec un pourcentage important d’élèves issus de minorités ethniques.

Pour lutter contre ce problème, le Congrès et l’administration Bush semblent vouloir étendre au lycée la portée de la loi NCLB (No Child Left Behind). Les ébauches de propositions prévoient de s’assurer que les établissements rapportent leur taux de réussite aux groupes ethniques et sociaux afin de les empêcher de se concentrer sur les élèves blancs et issus de milieux favorisés pour améliorer leurs résultats.

Par ailleurs, la future loi inciterait les Etats à créer des systèmes de recueil de données pour suivre les élèves tout au long de leur scolarité et mesurer leur taux d’obtention du diplôme. Il s’agit également de les inciter à adopter des normes communes pour mesurer le taux de réussite en fin de lycée.

Source : USA Today, AEF