Dans une interview accordée dimanche 11 novembre au Journal du Dimanche, François Fillon affirme que l’enseignement supérieur est « la première priorité du gouvernement ». Le Premier ministre souligne également que la loi sur l’autonomie des universités a été votée en juillet « dans un climat assez consensuel », et « après négociation avec les organisations étudiantes, dont l’Unef ». Pour lui, le blocage des facultés par des étudiants n’a « pas de sens ».

« Ça n’a pas de sens parce que nous avons fait d’énormes efforts pour les universités. Les universités qui sont dans une mauvaise posture, qui perdent des places dans les classements internationaux depuis des années », a-t-il déploré. « Depuis 20 ans, il n’a jamais été fait autant financièrement pour l’enseignement supérieur », a-t-il insisté. Par ailleurs, le Premier ministre a estimé qu’il n’y avait pas de « contagion » d’une faculté à l’autre, mais « des mouvements inspirés par des considérations très politiques ».

De son côté, la coordination nationale étudiante réunie à Rennes, dimanche 11 novembre, a appelé à transformer un mouvement dans les universités jusqu’ici minoritaire en « mobilisation massive » et à opérer la jonction avec la mobilisation des cheminots en « bloquant les gares » dès mardi 13 novembre. Bruno Julliard, président de l’Unef, a pour sa part déclaré, lundi 12 novembre 2007, que l’Unef ne soutenait pas l’appel lancé par la coordination étudiante à bloquer les gares mardi, estimant que cela ne serait « pas compris de l’opinion publique », mais continue à demander aux étudiants d' »amplifier la mobilisation ».

Une cinquantaine d’universités sur 85 devraient être en grève cette semaine.

Source Le Journal du Dimanche