Les enseignants ont pour mission de « faire connaître aux élèves et aux étudiants le monde du travail et l’entreprise », a déclaré Bernard Thomas, délégué interministériel à l’orientation, lors de son audition au Sénat le 31 octobre 2007 par la délégation aux droits des femmes. Le délégué interministériel à l’orientation a précisé que le « cahier des charges de la formation des maîtres », institué par un arrêté du 19 décembre 2006, « prévoit désormais l’obligation pour tout enseignant d’effectuer un stage dans une entreprise ou une administration au cours de sa formation ». La priorité devrait toutefois être donné aux enseignants de lycée.

Pour Bernard Thomas, la sous-représentation des filles dans les classes préparatoires scientifiques et les écoles d’ingénieurs, est d’abord liée aux « représentations que se font des métiers et des entreprises les jeunes, leurs parents et, dans une large mesure, les professeurs ». Les jeunes femmes ne sont que 29,2% des classes préparatoires scientifiques et 18,5% dans les écoles d’ingénieurs. Elles représentent pourtant 45,5% des effectifs de terminale S.

Partant de ce constat, il a affirmé qu’il était « envisageable de fixer des objectifs chiffrés pour que les jeunes filles accèdent en plus grand nombre aux classes préparatoires scientifiques ». Des « quotas » de places réservées aux femmes pourraient ainsi être souhaitables « dans des domaines choisis et pour une durée déterminée », et en particulier dans les CPGE scientifiques et aux concours des grandes écoles.

Bernard Thomas a proposé d’autres pistes. Il souhaite ainsi la mise en place de « contrats d’objectifs » entre collèges, lycées et rectorat, avec la fixation d’obligation « de moyens, voire de résultats » en matière d’information sur les métiers et sur l’emploi. Ces contrats s’accompagneraient de « parcours de découverte des métiers », tout au long de la scolarité. Selon lui, une action renforcée dans les ZUS doit être effectuée.

Source : AEF