« Sur le plan strictement pédagogique, les élèves pris en charge dans des dispositifs d’accompagnement à la scolarité ne réalisent pas dans l’ensemble des progressions sensiblement différentes d’autres élèves, par ailleurs comparables. » Telle est l’une des conclusions d’une étude rédigée par Bruno Suchaut (Iredu-CNRS et Université de Bourgogne) et publiée par l’Iredu.

Toutefois, l’étude constate que selon « les caractéristiques des dispositifs et des élèves », les « résultats peuvent avoir des effets tantôt positifs, tantôt négatifs ». Ainsi, au CP et au CM1, « les élèves qui abordent l’année scolaire avec le plus de difficultés tirent le plus de profit de l’accompagnement à la scolarité alors que ce n’est pas le cas pour les autres ». En revanche, avec les élèves de CE1, « les modes de fréquentation n’exercent pas d’influence significative ».

Par ailleurs, l’auteur recommande « d’éviter une trop forte individualisation de l’aide et de composer, si possible, des groupes (entre 8 et 15 élèves ) de profils hétérogènes tant sur le plan scolaire que social ». Enfin, l’étude note « que les enfants dont les parents participent, même peu fréquemment, aux séances au cours de l’année, réalisent de meilleures progressions ». Et d’ajouter qu’ « il est établi que l’implication des familles est un ingrédient nécessaire à la réussite scolaire ».

Source : http://halshs.archives-ouvertes.fr