Au sein de l’académie de Nantes, le collège Jean-Rostand à Trélazé, près d’Angers, est pilote pour une expérience de classe virtuelle. Ainsi, Julie Joubin, élève de 5e, peut suivre ses cours allongée sur un lit médicalisé à son domicile, à quelques kilomètres de sa classe. « Ça demande plus de concentration », précise Julie. Grâce à une connexion internet et un écran de petite taille, elle peut suivre le cours, répondre au professeur et effectuer les exercices proposées en classe. La voix du professeur est diffusée dans son casque. « Le cours n’est pas construit de la même façon. Et l’attention des élèves est plus soutenue », souligne Yannick Danard, professeur de mathématiques. « Ça change de l’école ‘normale’ et ça nous prépare bien au brevet internet et informatique », soulignent Chloé, Hassania, Sophie et Maëlle, des copines de classe.

Pour sa maman, Julie « est en train de faire une 5e normale. Participer en même temps que ses camarades, ça la motive énormément ». Toutefois, l’équipement utilisé à un coût : entre 10 000 et 15 000 €. Une somme financée en totalité par le service d’aide pédagogique à domicile, le rectorat, l’inspection académique et les collectivités territoriales. Cette expérimentation « est un levier pour faire évoluer les pratiques pédagogiques des enseignants », estime Corinne Gontard, inspectrice de l’Education nationale chargée de l’adaptation scolaire et de la scolarisation des enfants handicapés. Pour Gérard Thénier, président des Pep de Maine-et-Loire, « il y a d’autres pistes à développer, comme les cours à domicile en soutien scolaire ».

Source : Ouest-France