Le pouvoir d’achat est une des préoccupations majeures des étudiants. Pour confirmer leurs inquiétudes, plusieurs enquêtes montrent que l’augmentation des dépenses (+3,7%), est bien plus rapide que celles des aides aux étudiants (+2,2%). Résultat : de plus en plus d’étudiants se retrouvent en situation de précarité. Ainsi, pour la sixième année consécutive, le pouvoir d’achat des étudiants est plus faible pour cette rentrée que l’année précédente.

La revalorisation des bourses de 2,5% décidée par la ministre de l’Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, ne fait que freiner la dégradation des conditions de vie des jeunes en fac. En effet, aux frais liés au logement, transports, habillement… viennent s’ajouter les frais d’inscription classiques, les frais supplémentaires, les tickets de restos U (+1,82%)…

Pour s’en sortir, de plus en plus d’étudiants ont recours à de petits jobs. Avec le plafonnement des aides diverses, les étudiants doivent trouver l’équivalent d’un emploi au Smic à 13 heures hebdomadaires soit 344 euros, pour boucler un budget moyen. Problème, le risque de mettre en péril son année universitaire est accru. En effet, les étudiants salariés ont un taux d’échec de 40% supérieur à la moyenne.

Source : La Provence