Xavier Darcos présentera fin octobre, après « concertation » avec les syndicats, des « objectifs de simplification » des programmes en primaire, resserrés autour de l’enseignement des disciplines fondamentales, a annoncé le ministère, hier jeudi 4 octobre 2007. « Le ministre souhaite des programmes simplifiés qui puissent être utilisés facilement par les enseignants, compris par les parents et qui devront permettre à tous les élèves d’entrer au collège en sachant lire, écrire, compter », a ajouté le ministère.

Problème, cet allègement a déjà fait une victime et pas des moindres selon les associations. En effet, un arrêté d’avril 2007 supprime de la liste des points forts l’enseignement de l’esclavage. Introduite dans les programmes par la loi de 2002, la question est souvent enseignée en niveau CM1. La référence à la période figure toujours dans les programmes d’histoire moderne. Mais plus dans la liste des points forts essentiels de l’enseignement primaire.

François Durpaire, historien et président de l’Institut des Diasporas noires francophones y voit une « simplification hautement symbolique ». Enseignant l’histoire à l’université de Cergy Pontoise, il précise ainsi qu’ « au moment où l’on demande aux enseignants de faire toute sa place à l’esclavage à l’école, on l’exclue des grandes questions à faire mémoriser aux élèves. C’est un signe qui est donné. Or il faut veiller à ce qu’on retiendra des programmes au bout du compte ». Il souligne enfin l’importance de ne pas édulcorer l’Histoire telle qu’elle est racontée aux élèves.

Source : Rue 89