Les universités doivent s’ouvrir davantage aux attentes des entreprises, « sans renoncer en rien à leur exigence de qualité », pour « abattre le mur d’indifférence » qui les séparent. Tel est le souhait émis le 1er octobre par la ministre de l’Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, lors de la présentation de la première promotion de l’opération Phénix. Cette initiative, lancée en février 2007 par sept grands groupes (AXA, Coca-Cola, HSBC, Pricewaterhouse¬Coopers, Renault, Siemens, Société générale), prévoyait la formation et le recrutement en CDI de 70 étudiants diplômés d’un master de lettres-sciences humaines.

Résultat, cette première promotion ne compte que 37 étudiants. Valérie Pécresse a donc qualifié cette opération de « demi-succès ». Les entreprises n’ont « pas trouvé dans le vivier (des) candidats les futurs salariés qu'(elles étaient) pourtant prêtes à recruter », a-t-elle estimé. Partant de cet état de fait, la ministre a souligné la nécessité de repenser en profondeur les licences universitaires jugées « trop spécialisées et cela de façon trop prématurée » en renforçant « l’acquisition de méthodes de travail, les langues étrangères, les technologies de l’information… « .

Elle a également l’intention de rendre obligatoire un stage dans chaque cursus et de développer l’alternance à l’université. Enfin, la ministre a annoncé que le nombre de bourses de mobilité internationale attribuées aux étudiants seraient doublées dès l’année prochaine et qu’elles seraient étendues à tous ceux dont les parents ne sont pas imposables.

Source : 20 minutes, AFP