Fillon : La réforme de la fonction publique est une ‘urgence nationale’

- La réduction du nombre des agents et la revalorisation de leurs rémunérations sont les deux axes privilégiés

« La rénovation de notre fonction publique est une urgence nationale », a lancé lundi 1er octobre 2007, François Fillon, à l’occasion de l’ouverture à Paris de la conférence nationale sur la fonction publique. Cette conférence marque le début d’un débat qui devrait s’achever en avril par la rédaction d’un Livre blanc. Il s’agit de « mettre en oeuvre un plan d’ensemble, une stratégie globale, une ambition qui dépasse les tentatives de modernisation du passé, qui se sont trop souvent faites dans le désordre, au gré des contraintes budgétaires et des alternances politiques », a expliqué le chef du gouvernement.

Si, en 1946, le « pari » qui visait à « reconstruire et moderniser la France a été rempli », en dotant les fonctionnaires d’un statut permettant de « faire disparaître le spectre du favoritisme et de l’arbitraire », « la donne de 2007 est radicalement différente », a précisé François Fillon. Pour le Premier ministre, « l’idée maîtresse de ce changement, c’est mettre le potentiel humain au centre du système ». « Nous voulons une juste contrepartie de l’effort que nous demandons à la fonction publique », a-t-il ajouté. Ainsi, François Fillon a réitéré que la réforme serait axée sur la réduction du nombre des agents et la revalorisation de leurs rémunérations.

Côté syndicats, le scepticisme est de mise. « Je ne retire pas grand-chose de cette matinée. Le débat, les sujets sont intéressants, mais tout ça est préempté par des décisions préalables, notamment les suppressions de postes, déjà prises », a expliqué Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU. Pour sa part, Elisabeth David, secrétaire générale de l’UNSA-Fonctionnaires, a assuré que son syndicat serait « partie prenante du débat » mais a jugé « inacceptable » la réduction des effectifs des fonctionnaires « avant le débat sur les missions ».

Sept syndicats de la fonction publique sur huit, réunis lundi 1er octobre à Paris, ont convenu de « se revoir le 26 octobre » pour « décider des modalités d’une action nationale à la mi-novembre » en riposte à la politique gouvernementale. Selon un sondage Sofres, deux Français sur trois sont d’accord avec le Premier ministre sur le caractère « urgent » du réforme de la fonction publique. Trois sur quatre ont par ailleurs « une bonne opinion » des fonctionnaires.

Source : AP, Le Figaro,

Partagez l'article

Les commentaires sont fermés .

Modération par la rédaction de VousNousIls. Conformément à la loi relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. Pour exercer ce droit adressez-vous à CASDEN Banque Populaire, VousNousIls.fr, 91 Cours des roches, Noisiel, 77424 Marne La Vallée Cedex 2.