Les élèves de primaire n’auront donc dès septembre 2008 plus cours ni samedi, ni mercredi, et ils auront deux heures de cours en moins par semaine.
Deux questions se posent : tout d’abord, est-ce bien raisonnable de supprimer deux heures de cours, quand autant d’élèves sortent de l’école primaire sans maîtriser la lecture, ni l’écriture ? Les chiffres sont alarmants : Bruno Racine, interrogé sur notre site, citait pour 2007 celui de « 40% d’élèves qui parviennent à la fin du primaire avec des acquis en lecture, écriture et calcul très fragiles, voire inexistants ». Par ailleurs, l’ANLCI (Agence nationale de lutte contre l’illettrisme) publie sur son site le chiffre effarant suivant : « 9% des 18-65 ans vivant en France métropolitaine et ayant fait leur scolarité en France sont illettrés ».

Aussitôt pointe la seconde question : le nombre d’heures de cours n’aurait-il aucune incidence sur le niveau ? La France est en effet l’un des pays de l’OCDE où le nombre d’heures de cours est le plus élevé, comme en témoigne le rapport 2007 Regards sur l’éducation de l’OCDE : les enseignants du « primaire donnent annuellement 115 heures de plus que la moyenne des pays de l’OCDE. Les élèves en France, quant à eux, passent plus de temps en cours par rapport à la moyenne des pays de l’OCDE, et cela aussi bien dans le primaire que dans l’enseignement secondaire ». Et pourtant, les résultats sont bien piètres.

En Finlande, les heures de cours sont moins nombreuses et les résultats meilleurs qu’en France. La France ne pourrait-elle imiter ce modèle ?