Inciter les élèves à faire davantage d’activité physique permet de diviser par deux le risque d’obésité. Tels sont les résultats de l’étude Icaps (Intervention auprès des collégiens centrée sur l’activité physique et la sédentarité), menée par une équipe de chercheurs de l’Université Louis Pasteur de Strasbourg. Cette étude a été réalisée auprès de 1 000 enfants de 6e de huit collèges du Bas-Rhin sur une durée de quatre ans. Les élèves ont été séparés en deux groupes. Le premier a suivi le programme d’éducation physique et sportive proposé par l’établissement tandis que les élèves du deuxième groupe ont pratiqué une heure de sport en plus par semaine.

Aucune consigne alimentaire n’a été donnée aux enfants. Au terme des quatre années de suivi, les élèves encouragés à l’activité physique (deuxième groupe) avaient en moyenne un indice de masse corporelle (IMC) inférieur de 0,2 point aux autres enfants, alors qu’il n’y avait pas de différence au début. Chez les enfants n’ayant pas de surpoids au départ, la différence était de 0,35 point, soit une diminution de 50% du risque de surpoids. Après quatre ans, 4,4% des enfants incités à faire du sport étaient en surpoids, contre 9,8% des élèves du premier groupe.

Enfin, le taux de HDL-cholestérol, le « bon cholestérol », a augmenté de 6% chez les enfants pratiquant une activité physique régulière. Ainsi, prévenir l’obésité par le sport chez l’adolescent est possible « grâce à un large partenariat et une mobilisation collective », note l’étude. En France, 40% des adolescents ne pratiquent pas d’activité physique en dehors des cours d’éducation physique dispensés à l’école, et 15 à 20% ont un excès de poids.

Source : Le Journal Santé, Le Parisien