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Enseignant : notation et progression au mérite ?

Interviewé hier sur TF1 et France 2, Nicolas Sarkozy s’est prononcé pour une notation au mérite des enseignants.

Enseignant : notation et progression au mérite ?

Il a en effet déclaré qu’il était « normal » qu’un bon enseignant soit récompensé et qu’il fallait juger un enseignant non sur « ses capacités à appliquer la dernière circulaire du ministre », mais sur sa « capacité à apprendre à lire, écrire et compter », et donc sur les résultats tangibles et les progrès obtenus par ses élèves.

Il est vrai que l’on se souvient tous du bon prof que l’on rêvait absolument d’avoir en cours et inversement, de celui dont les cours ne valaient pas la peine d’être écoutés.

Est-il temps enfin de saluer comme il se doit le travail remarquable du premier et de tous ceux qui lui ressemblent ?

Si l’intention est louable, est-elle facilement réalisable ?

9 commentaires

  1. C’ est bien joli de dire ceci, mais d’ une part c’ est un effet de comm de plus puisque les enseignants sont notés chaque année par leur chef d’ établissement suivant des critères précis: autorité, rayonnement, présence, participation.. enfin, les intitulés sont peut être un peu différents, mais en gros, c’ est ça. D’ autre part, les enseignants reçoivent ( quand même ) des visites de l’ inspection et si l’ on veut trouver de nouvelles façon de les noter…ça va être difficile: un cours peut fonctionner, un autre, non etc…il ne faut pas oublier que les enseignants et les élèves sont des êtres humains et qu’ ils sont soumis à des aléas de fonctionnement moins " mesurables" que le bon ou mauvais fonctionnement d’ une machine. Enfin, dans une education nationale souffreteuse, il ne manquerait plus que d’ y rajouter une espèce de notion de concurrence, où l’ élève deviendrait l’ enjeu matériel de la réussite " au mérite" des professeurs. Tout n’ est pas aussi pragmatiquement désincarné que cela, heureusement. Pour conclure, je dois ajouter qu’ un "mauvais" prof qui ne prépare pas ses cours , ne corrige pas les copies, ne s’ investit pas, se fabrique une situation invivable: les élèves sont les premiers à lui en faire prendre conscience très rapidement, sans parler des collègues, des parents d’ élèves, de l’ administration. En bref, il est absolument obliger de donner le maximum, évidemment, les êtres ne sont pas tous semblables et certains réussiront mieux que d’ autres, mais les facteurs de réussite sont dans le cas de l’ enseignement tellement nombreux et fluctuants qu ‘il est bien difficile de trouver le système docimologique qui permet d’ &évaluer un prof… Je crois que si l’ on veut une réussite scolaire plus nette , il faut au contraire restaurer la confiance, prof-élève-prof-administration, réunir plutôt que diviser, donner la carotte plutôt que la tendre et réfléchir à l’ école avec des hommes neufs, avec un esprit humaniste neuf, en tentant d’ éloigner les vieux pédagos théoriciens post 68, pour redonner la place au savoir à transmettre. Au fond c’ est assez simple …si on le veut bien.Signaler un abus

  2. Bravo, enseignante moi-même, je partage tout à fait votre point de vue : nous sommes déjà notés, évalués, et en effet, si un enseignant fait le choix de la paresse, le chahut de ses élèves en classe aura vite fait de lui rappeler qu’il doit préparer correctement ses cours. Même s’il est vrai et indéniable que certains enseignants sont plus doués que d’autres.Signaler un abus

  3. l’évaluation des enseignants est un sujet qui écartèle: ça serait formidable si tous ceux qui sont devant une classe étaient des gens toujours compétents.. je ne supporte pas les critiques massives et destructrices, populistes , dont le seul but est de détruire un système d’état qui insupporte les ultra libéraux , mais il faut aussi que nous sachions, enseignants, accepter ce nous regarder et nous bouger; Il y a des gens qui n’ont rien à faire dans une classe , ils fabriquent de" mauvais élèves " à tour de bras , le pire ,parfois de bonne foi.. j’en veux surtout à ceux qui sont chargés de veiller au bon fonctionnement de l’institution , et qui confondent leur rôle avec celui d’un nuage douicereux , pas de vague, pas de bruit…et vogue vogue la médiocrité.
    Comment organiser une auto évaluation suffisemment honnête pour que l’on puisse dire à celui qui flanche d’arrêter; Que lui proposer d’autre? on ne peut même pas partir en formation…le système que l’on nous propose est absurde , que deviendrait la liberté pédagogique ? l’inventivité? tous dans le même moule ?? Je vais râler refuser , gronder, aller dans la rue si nécessaire, mais poursuivre la construction de l’école républicaine, publique , laïque , obligatoire et vraiment gratuite…où? avec qui?Signaler un abus

  4. Souvent les profs les plus "méritants" sont aussi ceux qui sont le plus aidés ou les moins génés par les obstacles divers.
    Ceux qui ont le plus de difficultés imposées (entraves, conditions de travail, équipements…) et qui continuent leur mission, sont vraiment ceux qui ont le plus de mérite.Signaler un abus

  5. Valoriser le mérite et l’investissement personnel. Le projet est ambitieux, un poil utopique avec ce mammouth là. Certes on ne peut que se mettre d’accord sur ces points : il faut savoir récompenser les méritants, mais comment? Là, on va certainement coincer!
    On peut toujours dire que les enseignants sont déjà notés, mais c’est un leurre. Les notations se font dans la contrainte de leur échelon respectif et dans l’hypocrisie générale du "tout le monde fait bien" pour éviter les vagues et autres réactions militantes car il faut le reconnaitre, les profs ( qui sont ceux qui notent à longueur d’année) ont énormément de mal à accepter des critiques sur leur propre enseignement et donc une mauvaise note! Au nom de leur liberté pédagogique bien sur.
    L’Education nationale fonctionne un peu comme l’Ecole des fans du défunt J MARTIN, chacun fait une prestation comme il le peut, avec plus ou moins d’application suivant la volonté. A la fin, tout le monde a gagné car personne ne veut mettre les pieds dans le plat. D’ailleurs, quand on évoque les chefs d’établissement, on évoque l’Administration et non la Direction : pour bien montrer que l’on gère les affaires courantes, révélateur non?Signaler un abus

  6. Les inspecteurs eux -mêmes ne font pas leur travail!
    j’attends un rapport et une note réclamés depuis plus de dix ans et personne ne me répond…
    Par contre, on n’a guère apprécié que je m’en indigne !
    Ecourée par ce silence concerté, et regardée de travers comme l’empêcheuse de tourner en rond dans le manège du carriérisme et le cirque des distinctions aux palmes académiques, je me suis mise en dispo et dans quelques mois je serai à la retraite avec sur le coeur le sentiment de ce mépris pour notre fonction et le regret du gâchis de 40 ANS DE "servitude" pour l’état
    Cautionner la méritocratie, c’ est jouer le rôle du baudet dans la fable "les animaux malades de la peste" Signaler un abus

  7. Génial !!!!! Allons tous travailler à Neuilly ou Vaucresson, les résultats de nos chères têtes blondes dépassant de loin un niveau des ZEP : ah, il est beau, le mérite à s’en sortir dans la facilité !
    ;-)))))))))))Signaler un abus

  8. En éléentaire, nous sommes déjà notés "au mérite" : inspection d’un moment de classe suivi d’un entretien avec l’inspecteur qui ausculte progressions, programmations, objectifs, livrests, cahiers et dosiers des élèves, comptes-rendus divers et variés, fiches de remédiations etc…Il propose une note, l’inspecteur d’académie dispose : ceci passe en commission, la note doit toujours être comprise entre la minimale et la maximale de l’échelon dans lequel se trouve l’inspecté au moment de l’inspection. Résultat si l’inspecteur est satisfait et met une note jugée trop haute, elle est rebaissée à la commission après avoir été proposé sur i.prof à l’intéressé. Cela m’est arrivé, il m’a été répondu que c’était un principe d’équité. Moralité, mieux vaut aller son bonhomme de chemin et passer dans l’échelon à l’ancienneté de toutes façons, puisque avoir une note trop bonne est répréhensible.
    Depuis je suis à la retraite à 51 ans dans le cadre de la loi pour les mères de famille nombreuse : le 1/2 point enlevé m’a été rétrocédé en note péréquée au passage de l’échelon supérieur juste avant mon départ pour correspondre à l’appréciation "exceptionnel" proposé par mon inspecteur.
    On croit rêver !!Signaler un abus

  9. C’est bien de tomber sur ce blog. J’ai l’impression que malheureusement vous avez du mal a voir ce qui se passe dans vos classes. C’est assez facile de se retrancher derriere la sacro sainte education national, les systemes de notation deja existant … Soyez realistes, si vous enseignez bien aujourd’hui, personne de vous remarque, si vous enseignez mal, personne ne vous le dit. Ah si, pardon, les eleves, les parents, mais la, c’est la sourde oreille. Il semble que vous n’avez pas le moindre amour propre. Un jugement sur le travail, c’est la possibilite de voir ce qui ne va pas, de progresser ou d’apporter plus. La, on ne parle pas de remuneration, de prime ou de baisse de salaire, mais seulement ce que vous defendez corps et ames : votre mission d’education. Et desole de vous le dire, mais personne aujourd’hui ne peux dire si vous l’avez atteinte. Qu’avons nous dans les lycees aujourd’hui? De tout et de rien. A part des profs qui ne sont pas juges pour ce qu’ils font de bien ou de mal. Des eleves qui en subissent les consequences. Car mine de rien, lorsqu’un prof n’est pas remis en cause, il continue exactement comme avant, tout seule en egoiste. les eleves, eux, subissent, font 40 heures de cours et chaque prof lui rajoute au minimum 4 heures de travail par matiere. Les semaines de 60 heures sont frequentes a partir de la seconde. Alors, si vous n’acceptez pas d’etre juge par autruit, ayez au moins la responsabilite de vous juger vous meme, de reflechir si vous enseignez pour tous, si vous faites partager votre savoir et votre amour de votre matiere. A ce jour, je suis malheureusement tres loin de le penser. Seuls quelques professeurs sont a l’ecoute. Et je pense que ces quelques lignes d’un parent d’eleve vous ferons hurler, je n’ai que tres peu d’espoir.Signaler un abus

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