« Il n’y a rien pour nous apaiser dans le discours de Nicolas Sarkozy, bien au contraire », a déclaré Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, suite au discours du président de la République sur la fonction publique. « Derrière un discours qui se présente comme une défense et une illustration de la fonction publique, nous n’avons aucune réponse à nos revendications salariales », déplore-t-il.

Pour Patrick Gonthier, secrétaire général de l’Unsa-Education, les annonces de Nicolas Sarkozy s’apparentent à une disparition « programmée » et à la création d’une « nouvelle fonction publique à deux vitesses ». « On a franchi un cran supplémentaire très fort dans l’attaque frontale contre la fonction publique, et pour la CGT il y a là un casus belli », a déclaré pour sa part Jean-Marc Canon, de la CGT-Fonctionnaires.

Pour Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force Ouvrière, « on rentre dans un système qui est une amorce de privatisation de la fonction publique ». Enfin, Eric Fritsch, secrétaire général de l’Union des fonctionnaires CFDT, a déploré « l’absence de réponse sur les rémunérations et sur l’ouverture de négociations salariales » pour 2007.

Les huit fédérations syndicales de la fonction publique ont prévu de se retrouver vendredi 21 septembre pour arrêter une stratégie commune. La FSU compte proposer à l’occasion de cette réunion « une action d’ampleur nationale » et envisage un mouvement de grève.

Source : Le Monde, AEF