L’école à la maison

L'école à la maison rencontre un certain succès. Le Figaro consacrait le 8 septembre dernier un article au phénomène, qui concerne entre 30 000 et 40 000 enfants en France. Près de 20 000 suivent les cours par correspondance du CNED, et 3000 suivent les cours...de leurs parents !

L’école à la maison semble être une bonne façon de lutter contre la phobie scolaire, phénomène auquel Le Monde de l’éducation consacre un article ce mois-ci. Le mensuel donne la parole aux élèves souffrant de ce handicap psychique, qui les pétrifie dès qu’ils entrent en classe. 2% des élèves français sont concernés par ce trouble.

D’autres raisons sont invoquées par les parents pour choisir l’école à la maison : violence à l’école, rythmes scolaires éreintants pour les enfants, programmes mal conçus, baisse du niveau etc.

Il est vrai que les rythmes scolaires sont trop chargés pour les petits, pour des résultats pas toujours très convaincants, comme ne cessent de nous l’apprendre les études PISA.

Par ailleurs, signale Le Monde de l’éducation de septembre (p 26), les élèves français sont parmi les plus stressés au monde : 53% des élèves français de 15 ans se disent par exemple angoissés lorsqu’ils ont à faire un travail de mathématiques contre 29% des jeunes de l’OCDE.

Les élèves peuvent travailler tout aussi efficacement à la maison, sans l’obsession des notes, s’ils sont bien encadrés.

Mais l’école à la maison est-elle vraiment la solution ? Comment dessiner le profil de sa sociabilité future, apprendre à se défendre, dans la bulle protectrice de la maison ?

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36 commentaires sur "L’école à la maison"

  1. coco  14 septembre 2007 à 12 h 45 min

    Ayant vécu plusieurs années en Afrique , j’ai moi-même avec bien sûr les cours du CNED fais l’école à l’un de mes fils avec deux petits voisins.De la classe de CP au Cm2 ils ont eu cours à la maison dans une salle bien installée avec des horaires à respecter .Lors de l’entrée en 6ème de mon fils (en France) aucun problème , il avait une année d’avance et l’a conservée jusqu’à la fin de ses études en lycée.
    Faire cours à ses enfants , dans certains cas comme vivre à l’étranger c’est bien sûr l’idéal .En France je ne l’aurai pas continué car même s’ils étaient 3 , l’émulation n’est pas celle d’une classe. Le contact , les copains d’école, le rythme (m^me si l’on dit qu’il est terrible…) tout cela est indispensable pour ensuite aller faire ses études supérieures et travailler dans une entreprise. On dit que les enfants actuellement sont super protégés ..alors école à la maison avec maman …attention !! Bon je suis enseignante et faire des cours n’étaient pas trop un problème pour moi .Mais tout le monde n’a peut-être pas la patience ..Signaler un abus

  2. Valérie  14 septembre 2007 à 13 h 23 min

    Bonjour,
    Je ne suis pas enseignante et j’accompagne mes enfants dans leurs apprentissages. Il semble bien que mes enfants s’intruisent et ils ont passé avec succès les diplômes qu’ils ont choisi de passer (sans cours par correspondance). Il est tout à fait possible d’apprendre hors de l’école comme il est tout à fait possible d’avoir de nombreux contacts en dehors de l’école. L’instruction en famille n’est pas un enfermement. Ce n’est pas moi qui est choisi cette terminologie pour évoquer ce droit que les parents ont de choisir cette instruction pour leurs enfants.
    De plus je connais bien des enseignants impatients et peu pédagogues. Comme il existe bien entendu des parents peu patients et peu pédagogues également. Ce sont des idées générales que de penser par exemple que l’instruction en famille est le signe d’un mode de vie fusionnel, surprotecteur, etc. Les parents qui font ce choix sont aussi des personnes responsables qui ont réfléchi, qui se remettent en question comme ils peuvent remettre en question le système de l’éducation nationale. Il s’agit là de notre liberté individuelle sans négliger pour autant ses "devoirs" à l’égard de ses propres enfants. Je vous invite vraiment à rencontrer ses familles et à partager avec elles vos expériences réciproques.
    ValérieSignaler un abus

  3. LTTC  14 septembre 2007 à 19 h 14 min

    Par curiosité, avez-vous eu l’occasion de rencontrer des enfants non-scolarisés ?
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  4. juju  14 septembre 2007 à 20 h 20 min

    Pensez-vous que l’on apprend mieux à se défendre quand, enfant, l’on est confronté à la dureté du monde environnant ? Pensez-vous qu’un enfant obligé de se fondre dans une " masse " qu’il n’a pas choisi va sortir vainqueur de ce combat interminable ( affront, justesse, recherche d’égalité, de supériorité….perte de personnalité, perte de
    gaieté enfantine -innée- )? L’amour, la tendresse reçus en famille ne sont-elles pas les meilleures " armes " pour affronter la Vie, la Vraie ?
    Mais qu’est-ce donc " une bulle protectrice de la maison " ? Signaler un abus

  5. valérie  22 septembre 2007 à 9 h 07 min

    Bonjour,
    Je réponds à LTTC. Mes enfants connaissent des enfants scolarisés et nous avons de très nombreuses occasions de rencontrer des enfants non scolarisés. Ce ne sont pas des mondes séparés pour nous. Il n’y a pas d’un côté les non sco et les sco 😉 D’ailleurs je ne considère pas mes enfants comme non scolarisés. Ce n’est pas l’école qui est obligatoire c’est l’instruction. Mes enfants sont instruits autrement que les enfants instruits à l’école. Mais la réciproque est vraie.
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