L’Assemblée nationale a commencé hier 23 juillet 2007, l’examen du projet de loi sur l’autonomie des universités. Ce texte a déjà été adopté par le Sénat le 12 juillet dernier.

Dans le même temps, vingt-cinq organisations ont demandé lors d’une conférence de presse, « l’abandon » de ce projet de loi « craignant qu’il introduise des « mécanismes concurrentiels entre universités et entre individus » et qu’il menace le service public. « Nous entendons bien mettre cette loi en échec », a déclaré Jean Fabbri, secrétaire général du Snesup-FSU, principal syndicat des professeurs de l’Enseignement supérieur. Il a également précisé « qu’aucun moyen d’action n’est rejeté ».

Par ailleurs, Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur, a expliqué hier, sur LCI, que cette réforme est « nécessaire parce qu’il y a un impératif économique, nos universités sont en train de perdre du terrain dans la compétition mondiale ». La ministre a précisé qu’elle ne souhaitait pas modifier plusieurs points sensibles comme la sélection des étudiants et les droits d’inscription. Elle a ajouté que « dès septembre, après cette loi, nous allons travailler sur la licence » et « quand la licence aura sa cohérence, alors nous pourrons parler de la cohérence du master ».

Source : L’Express, Le Nouvel Obs