Service minimum à l’Education : Une provocation pour les syndicats

- ''Une remise en cause du droit de grève'' pour la FSU et le SE-UNSA

« Les déclarations de François Fillon sur l’instauration du service minimum dans l’Education nationale sont une provocation », estime Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU mercredi 18 juillet 2007. « Je suis assez stupéfait de ce type d’annonce sans la moindre discussion. On a l’impression que le gouvernement cherche à accumuler les sujets de conflit avec les personnels », a-t-il ajouté.

Le secrétaire général du SE-Unsa, Luc Berille, a déclaré pour sa part que « si on voulait préparer à un conflit social, ce serait la meilleure méthode ». Il a tenu également à préciser que l’accueil des élèves, mis en avant par Xavier Bertrand, ministre du Travail, pour justifier la mesure proposée, était généralement assuré.

Les deux syndicalistes estiment qu’imposer « aux enseignants d’accueillir les enfants en cas de grève de tout le personnel reviendrait, dans l’état actuel de l’Education nationale, à remettre en cause le droit de grève ». Par ailleurs, Farid Hamana, président de la FCPE, s’est dit « dubitatif » sur un service minimum, « si c’est pour entasser 50 élèves dans une classe, encadrés par des personnels dont on ne connaîtra ni le professionnalisme ni les compétences, dans des conditions qui peuvent faire craindre pour la sécurité des enfants ».

Le ministre de l’Education nationale Xavier Darcos a affirmé mercredi, à la sortie du Conseil des ministres, que le gouvernement n’envisageait « pour l’heure » un service minimum que dans les transports, mais n’a pas exclu de réfléchir « à moyen terme » à son extension à l’Education nationale. « Pour l’instant, les discussions concernent uniquement les transports, mais cela n’empêche pas de réfléchir à moyen terme à des dispositifs d’accueil, de continuité du service public dans l’Education nationale aussi », a-t-il déclaré.

Source : leJDD.fr, Le Figaro, La République du Centre

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