L’enseignant explique tout d’abord pourquoi il a accepté de diriger cette thèse, alors qu’a priori Harry Potter relève plus de la « paralittérature  » que de la littérature authentique. Harry Potter s’inscrit bien, précise le spécialiste, dans une tradition littéraire britannique : celle des public school novels. C’est-à-dire des romans ayant pour cadre l’école.

Camille Botrel quant à elle a constaté « en lisant les six premiers tomes » « que les élèves apprentis sorciers aimaient l’école ». Et que les personnages principaux étaient tous d’excellents enseignants. Elle cite l’exemple du directeur, Albus Dumbledore ou encore celui de Minerva McGonagall, qui enseigne la métamorphose : ce sont d' »excellents enseignants, respectés par les élèves de Poudlard ».

Pour Marc Porée , c’est clair : « J. K. Rowling réhabilite l’école, les enseignants, le savoir et les livres ». En donnant à ses lecteurs une nouvelle image extrêmement positive des enseignants , elle « réussit le tour de force d’intéresser à nouveau les enfants du monde entier au milieu scolaire ».

D’ailleurs, poursuit-il, comment ne pas remarquer au fil des romans qu’Harry Potter s’ennuie toujours en vacances ? « Il a hâte que revienne le temps de la rentrée des classes pour se retrouver à Poudlard », relève-t-il.

Cet engouement pour l’école, ce regard neuf porté sur elle expliqueraient-ils en partie le succès phénoménal de l’oeuvre ? C’est la question, subtile, que se pose Marc Porée.

Le septième tome, qui sort en anglais le 21 juillet prochain, ne devrait pas déroger à la règle et confirmer ce questionnement.