Bac : l’écrit ne compte plus

Le Monde publie cette semaine un très intéressant recueil de témoignages d'enseignants ayant corrigé le bac cette année. On y apprend bien des choses.

Prenons par exemple le témoignage de Thierry Lebreton. Ce correcteur de sciences physiques du bac général S (option SI) nous explique comment on a obtenu cette année plusieurs 20/20 (et plus) au bac. La recette ?

« On commence par corriger une dizaine de copies de son paquet et on communique la moyenne à l’inspecteur pédagogique régional. Si cette première moyenne est trop basse par rapport à la moyenne fixée par avance pour l’Académie, le barème est modifié pour favoriser les questions les plus réussies et toutes les copies sont corrigées avec le nouveau barème ».

Mais ce n’est pas tout. « Si la moyenne est encore trop basse, on modifie de nouveau le barème ». Et « si la moyenne est encore trop basse on arrondit toutes les notes au point supérieur ». Et « si la moyenne est encore trop basse on ajoute un point à tout le monde … »

Maintenant, Thierry Lebreton nous explique comment on arrive au 20/20. Pour que la situation soit un peu plus acceptable « moralement » et que « la moyenne générale monte » néanmoins, « certains professeurs ont tendance à augmenter fortement la note des meilleures copies et à ne pas trop modifier la note des mauvaises copies ». On arrive ainsi à des « moyennes générales extrêmes (parfois supérieures à 20 / 20) que l’on observe de plus en plus couramment ».

Un autre témoignage très intéressant s’intitule « L’effondrement du niveau des L ».
Cependant, avant de nous y atteler, un petit détour s’impose par deux autres textes du recueil

1 commentaire sur "Bac : l’écrit ne compte plus"

  1. orthopédique  10 août 2007 à 15 h 25 min

    Quand finira-t-on par dissocier orthographe et français ? Si on doit (?) noter l’orthographe au bac, réintroduisons une dictée. Un élève qui fait un excellent devoir de français, sur le fond, le sens, l’argumentation, la finesse, doit-il être sanctionné parce qu’il fait des fautes ? Un discours oral l’aurait mis à l’abri d’une confusion entre sens et orthographe.. faudrait-il qu’en interrogation orale, le professeur demande à l’élève comment il écrit tel ou tel mot de son discours avant de le noter ? ?
    Qu’on sanctionne une orthographe défectueuse (-1), d’accord, mais qu’on ne confonde pas le fond et la forme, ce serait le comble pour des professeurs de français…
    Lorsqu’on voudra bien enseigner l’orthographe en primaire et jusqu’en 3ème, alors…. Mais beaucoup de profs favorisent le sens; Ont-ils tort…?
    Et chacun sait que la moindre simplification (connaitre pour connaître par exemple, est interdite par le même corps professoral, qui se sent atteint à travers une modification de son savoir qu’il a lui-même bien de la peine à accepter…
    Désolé…Signaler un abus

Les commentaires sont fermés .

Modération par la rédaction de VousNousIls. Conformément à la loi relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. Pour exercer ce droit adressez-vous à CASDEN Banque Populaire, VousNousIls.fr, 91 Cours des roches, Noisiel, 77424 Marne La Vallée Cedex 2.