Yves Mény ne passe pas par quatre chemins : l’autonomie est « le seul et dernier espoir de sauver l’Université française ». Pour lui, il est indispensable d’instaurer « une compétition entre les facs françaises », et de leur appliquer « la règle d’or des universités américaines (et désormais des meilleures universités européennes) :’Publish or Perish’ (Publiez ou périssez) ». Sans quoi, conclue-t-il, si l’université française « se refuse à rentrer dans la compétition internationale », son destin sera définitivement « scellé ».
Il la compare d’ailleurs à une « vieille dame qui a encore quelques beaux restes » et il observe, corollairement, que nombre de chercheurs et d’universitaires français sont en proie à la plus sombre désespérance.
Yves Mény critique grandement aussi le comportement des syndicats -enseignants et étudiants-, dénonçant leur « comédie habituelle » qui a repris « ses antiennes » à l’annonce du projet sur l’autonomie de l’université.
Pourtant, il est du devoir des universités « de se construire en centres de savoir, hors du pouvoir ».
Sa vision est tranchée et catégorique : il insiste sur les notions de « compétition », d' »émulation » qui devraient les régir.

Ce n’est peut-être pas la solution idéale, mais en tous cas, les universités qui appliquent ces principes, en Europe et aux Etats-Unis, ont bien des motifs de faire pâlir d’envie moultes « vieilles dames  » françaises.