Les universités qui prendront leur autonomie budgétaire et de gestion des ressources humaines « recevront des moyens supplémentaires », a déclaré mercredi 20 juin 2007, Nicolas Sarkozy, devant les parlementaires UMP réunis à l’Elysée. « Chaque université pourra choisir de rester dans l’ancien système qui est paralysé ou d’adopter un nouveau statut fondé sur le principe de la liberté », a précisé le président de la République.

Suite aux réactions des syndicats au texte sur l’autonomie des universités, Nicolas Sarkozy a durci le ton. « On ne peut pas dire sans arrêt que le XXIe siècle sera le siècle de la connaissance et garder notre système universitaire à l’abandon pour la seule raison qu’il serait trop risqué politiquement de le réformer », a déclaré le président de la République.

Syndicats et présidents d’université reprochent au texte de prévoir que seules les universités qui le peuvent et qui le souhaitent accèdent à leur autonomie financière. « Il s’agit d’un contresens », a commenté Michel Lussault, 3e vice-président de la Conférence des présidents d’université (CPU). « La France a besoin de toutes ses universités, c’est une erreur de croire qu’en développant seulement certaines universités, nous arriverons à répondre aux besoins de formation et de recherche », a-t-il expliqué.

Source : Le Nouvel Obs, La Dépêche du Midi, 20minutes.fr