Non au "jeu du foulard"

Hier a eu lieu à Paris une conférence de presse sur le "jeu du foulard", organisée par l'Association des parents d'enfants accidentés par strangulation (Apeas). Parallèlement, était publiée, hier aussi, la première étude sur le nombre d'enfants victimes du "jeu du foulard".

Cette étude, réalisée par IPSOS pour l’Apeas révèle que 4% des 15 ans et plus qui connaissent ce jeu dangereux l’ont pratiqué soit, par extrapolation, 1,5 million de personnes.
France Inter a diffusé aussi mercredi dans « Le téléphone sonne » une émission sur les jeux dangereux où trois spécialistes sont intervenus à côté de Christine Carry, déléguée régionale PACA de l’association Apeas (Association des Parents d’Enfants Accidentés par Strangulation ). Elle a ouvert le débat en indiquant qu’il n’y avait pas de « profil type », parmi les enfants pratiquant ou ayant pratiqué le « jeu du foulard ». Il faut donc être vigilant, car « tous les enfants sont concernés ».
Le docteur Frédéric Joye, médecin urgentiste à Carcassonne et membre de la Commission des recommandations professionnelles de la société française de médecine d’urgence, invité à l’émission, a précisé qu’il n’y avait pas d’âge pour jouer au « jeu du foulard ». Les ados sont concernés, mais aussi les préados et les plus petits, puisque les jeux dangereux commencent à la maternelle, avec en particulier le « jeu de la tomate » – qui consiste à devenir cramoisi par manque d’air.
Le médecin a indiqué aussi qu’il n’y avait pas de signes avant-coureurs. Le seul indice : les enfants sont souvent en situation d’échec scolaire.

Enfin, il est formel : ce n’est nullement une attitude suicidaire, car les enfants n’ont absolument pas conscience du danger.

Tout ceci est effrayant : que se passe-t-il dans la tête d’un enfant qui se grise dans l’asphyxie ?

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1 commentaire sur "Non au "jeu du foulard""

  1. perruque  8 mars 2010 à 13 h 12 min

    Peu d’études ont été réalisées sur le jeu du foulard, ce qui rend certaines conclusions assez difficiles. On constate tout de même que ce sont souvent les enfants casse-cou qui sont les plus «à risque». Donc, dans beaucoup de cas, il s’agit de garçons qui ont tendance à se mettre en danger, qui sont à la recherche de sensations fortes. Mais dans l’ensemble, tous les enfants restent exposés : un garçon réservé, par exemple, peut également y avoir recours pour tenter d’intégrer un groupe. Et il ne faut pas oublier qu’il y a également des enfants qui sont forcés par des camarades d’école à le faireSignaler un abus

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