Plusieurs personnalités lancent un « appel pour la refondation de l’école » initié par Laurent Lafforgue, mathématicien, qui s’était illustré en quittant le Haut conseil de l’Education fin 2005 après avoir mis en cause le travail des inspecteurs généraux et des services ministériels. Cet appel a été signé par 9 500 personnes dont Jean-Pierre Chevènement, Jean-Paul Brighelli, Robert Redecker, Jean d’Ormesson ou Jacqueline de Romilly.

Le texte dénonce l’appauvrissement des programmes scolaires depuis 30 ans et la baisse dramatique du niveau d’exigence. Les auteurs notent que le travail des professeurs du secondaire devient « de plus difficile voire impossible » étant donné que les bases ne sont plus acquises. Ils jugent que les réformes successives ont conduit à « un renforcement sans précédent de la sélection par la naissance et par l’argent ».

Les signataires prônent de « nouveaux programmes, courts, explicites, compréhensibles par tous » fixant une liste de connaissances obligatoires. Ils recommandent une plus grande liberté pour les professeurs, en ne les évaluant pas sur leurs méthodes pédagogiques mais sur les résultats de leurs élèves. Enfin, les auteurs défendent le redoublement en fin de CP et souhaitent instaurer un contrôle des connaissances en fin de CM2 conditionnant l’entrée en 6e.

Sources : Les Echos, AFP