Colloque de la CPU : ‘les débats ont été constructifs’

La Conférence des Présidents d’Université s’est réunie à Metz les 15 et 16 février pour proposer aux candidats à l’élection présidentielle vingt mesures pour réformer l’université. La CASDEN était partenaire de cet événement, au cours duquel s’est affirmée la volonté d’une « politique ambitieuse et audacieuse » pour l’université. Retour sur quelques points forts de ces journées.

Lors de ces deux journées de colloque à Metz, colloque intitulé « L’université est une chance », la CPU a formulé 20 propositions à l’adresse des candidats à l’élection présidentielle, pour réformer l’université. La CPU leur a demandé de « prendre enfin et clairement position pour une politique ambitieuse et audacieuse de l’université ». Parmi les 20 propositions, la première mérite qu’on s’y arrête. Elle vise à donner une importance majeure à la licence dans le cadre du LMD. La licence deviendrait ainsi « le vecteur premier de la réussite à l’université » et « la référence d’un post-bac réorganisé ». Le texte précise que la licence devrait permettre « d’assurer tant la préparation aux concours, la préparation aux poursuites d’étude longues, que l’insertion professionnelle ». Cette mesure implique une revalorisation radicale du diplôme de licence, au point que l’existence des classes préparatoires aux grandes écoles, telle que définie aujourd’hui, n’aurait plus lieu d’être. Le texte demande en effet que « les cycles préparatoires externes aux écoles soient placés au sein du système universitaire, de manière à permettre une évolution de la nature des concours », adaptée à la rénovation et à la revalorisation de la licence. Thierry Coulhon, 2ème vice-président de la CPU, a expliqué lors de ce colloque que « l’appartenance des prépas aux lycées n’est plus efficace et [que] ce sont des formations qui ne sont plus adaptées aux enjeux ». (AEF) Le changement envisagé est de taille et implique une refonte profonde du premier cycle universitaire.

Pour une université de prestige

Une autre proposition retient l’attention : celle de « renforcer l’attractivité des métiers de l’enseignement supérieur et de la recherche ». Concrètement, cela signifie une possibilité d’avancement facilitée et accélérée, ainsi qu’un « accroissement des possibilités de congés pour recherche attribués par l’établissement » et la mise en place de véritables plans de formation continue (pédagogie, TICE). La CPU insiste sur l’indispensable revalorisation de la recherche et du métier d’enseignant-chercheur. Le préambule des 20 propositions rappelle d’ailleurs que la recherche est une des « missions indissociables des universités » et que « le seul véritable enseignement universitaire est celui fondé sur la recherche ». Cela incite à la réflexion, lorsque l’on connaît la grille des salaires des enseignants-chercheurs (2000 euros en début de carrière) et celle des professeurs agrégés et la lenteur de l’avancement.
L’ensemble des mesures vise donc à redonner à l’université le prestige qu’elle mérite, et à en faire l’élément moteur d’un enseignement d’élite. Ce colloque a été le temps fort d’une réflexion allant en ce sens. La CASDEN était naturellement partenaire de l’événement, et sa présence a été appréciée et reconnue, comme l’a souligné Jean-Pierre Finance, vice-président de la CPU. En conclusion de ces journées, Jean-Pierre Finance s’est montré optimiste. Pour lui, les débats ont été constructifs et la convergence des propositions devrait certainement aboutir au niveau national. Il a également rappelé que la CPU était une force de propositions écoutée.
Au futur Président de la République de savoir l’entendre…

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