L’Inserm a mené une étude sur les troubles des apprentissages scolaires comme la dyslexie, la dyscalculie et la dysorthographie. La dyslexie toucherait par exemple 5 à 7% des enfants, soit, 1,5 élève par classes. L’institut répertorie les théories explicatives de ce phénomène dont la cause dominante serait celle d’un déficit du mécanisme phonologique (traitement des sons).

Le rapport présente plusieurs recommandations pour mieux repérer, dépister, prévenir et mieux prendre en charge la dyslexie. Il préconise une meilleure information des parents et des enseignants pour faciliter le repérage des enfants en difficulté. Les experts recommandent notamment d’associer des mesures pédagogiques à une rééducation orthophonique.

Mais ce concept de repérage des troubles précoces suscite la controverse. L’attribution de la dyslexie à des déficits génétiques hérisse certains psychanalystes qui protestent contre cette approche « scientiste ». Selon eux, il faut prendre en compte les effets des contextes culturels, socioéconomiques et pédagogiques.

Sources AFP, Le Monde