Il met en cause directement le formalisme. L’étude des textes est désormais beaucoup trop conceptuelle : on va s’attacher par exemple à « distinguer entre métonymie et synecdoque », sans connaître un mot de textes essentiels comme les Fleurs du mal. Résultat, pour les élèves, la littérature finit par se réduire à un « simple jeu de procédés formels », ce qui donne d’elle une « image appauvrie, étriquée ». Or se désole le philosophe, « la littérature n’est pas un simple jeu de mots ». Pour lui en effet, « elle révèle le monde et nous révèle à nous-mêmes ». Son enseignement est absolument indispensable pour « apprendre à penser en se mettant à la place de tout autre être humain ». Et touche toutes les disciplines.

Peut-on continuer à accepter le délitement de l’enseignement de cette discipline fondamentalement humaine ? Telle est la question, préoccupante, qui revient sans cesse à l’esprit après la lecture de ce texte.

Quant à la réponse, elle reste invariablement non.