Et un article qui met franchement les pieds dans le plat : « leur existence est un des grands tabous de l’éducation. Pourtant, chouchous et tête à claques peuplent les classes ».

Le plus curieux est que ce lien particulier est parfois indépendant des notes : la tête à claques n’est pas forcément un cancre, de même que le chouchou n’est pas toujours le premier de la classe.

Mais que faire face à cette réalité ? Peut-on demander aux enseignants somme toute d’être autre chose qu’humains ? Et quels sont leurs outils pour lutter contre une antipathie viscérale, qui nuit indéniablement à l’avenir de l’élève ?

Le Monde de l’Education rend compte d’initiatives intéressantes (p24-25) en Suisse et dans les IUFM : dans les deux cas, l’enseignant se met à la place de l’élève, pour, ensuite, être en mesure d’analyser son propre comportement.

Chacun d’entre nous en effet se souvient d’avoir été, au fil de sa scolarité, tour à tour, chouchou ou mal-aimé du prof. Si l’enseignant prend du recul -en replongeant dans sa propre expérience d’élève et en se mettant à la place de celui-ci- sera-t-il pour autant à l’abri de ses affects ? A un moment ou à un autre, ne resurgiront-ils pas, inopinément ?