Et il a reprécisé ce matin, à l’issue d’un conseil des ministres, que lorsqu’un enseignant ne pouvait plus travailler du fait d’une agression, il était « normal que les factures de ses salaires soient envoyées aux responsables des violences ».

Il est en effet « normal » que les agresseurs paient pour ce qu’ils ont fait, et -pourquoi pas- paient aussi au sens propre du terme.

Mais est-il vraiment « normal » que l’on soit obligé d’en arriver là ?

Est-il acceptable que l’agression et l’ITT en résultant fassent partie du quotidien de l’enseignant, s’y intègrent le plus simplement du monde, au même titre que la correction de copies, l’algèbre ou l’explication de texte ?

Car il ne faut plus se voiler la face : l’enseignement fait désormais partie des métiers à risque, et la profession est d’ailleurs classée comme telle dans un dossier sur la violence publié cette semaine dans le Nouvel Obs.

Je le répète, est-ce vraiment « normal » ?