Ted Stanger ne passe pas par quatre chemins : pour lui, « les facs doivent prendre les meilleurs pour devenir meilleures elles-mêmes. Elles ne peuvent pas se hisser aux plus hauts rangs mondiaux avec des jeunes qui sont là pour tuer le temps ». Il en va de l’avenir de la France, car si l’université est incapable de « se refaire un prestige, c’est la fin de la France ».

Pour Gilbert Béréziat, « les bacheliers devraient avoir le droit de déposer des dossiers où ils veulent et les universités celui de les refuser. »

Ils sont très clairs quant à leur conception de la sélection à l’entrée à l’université !

Gilbert Béréziat va plus loin en défendant l’autonomie absolue des universités. Oui, mais quid du caractère national des diplômes dans ce cas ? Aucune importance, aujourd’hui de toute manière observe-t-il, « les diplômes universitaires ne sont pas équivalents ». Et de conclure : « L’excellence ne peut pas être partout ».

Pour Ted Stanger enfin, il serait temps de supprimer le bac, qui ne sert absolument plus à rien, juste à égarer plusieurs milliers de jeunes sur les bancs de la fac, où ils ne devraient pas être.

Opinions tranchées certes, mais non dénuées de fondement.

Gaspillage : tel est le mot qui résume le mieux la situation de l’université française. Gaspillage de temps, gaspillage d’intelligences, gaspillage d’énergie