Ecole : avant, c’était mieux !

Une récente étude réalisée par TNS Sofres pour les éditions Nathan* révèle que pour près de 60% des enseignants, l'Ecole fonctionnait mieux il y a 10 ans. Ce chiffre est inquiétant. Comment l'expliquer ?

La première cause de cette dégradation est, toujours d’après cette même enquête, la disparition de l’autorité du professeur. Pour 84% des enseignants et des parents, c’est là le ver qui ronge le fruit, et qui explique cette nostalgie de l’école d’hier. Et aussi le fait que 82% des parents et 72% des enseignants souhaitent le développement des dispositifs de sécurité et de personnels de surveillance dans l’établissement.

Oui mais de quelle forme d’autorité parle-t-on ? Celle des coups de règle sur les doigts, des heures de colle ou des punitions collectives -ce que très certainement n’ont pas voulu signifier les sondés ? Ou plutôt, l’autorité naturelle, irréprochable, de l’enseignant, détenteur d’un savoir sans failles, et que la société se devrait d’apprendre à respecter comme tel, dès le plus jeune âge ?

  • Sondage TNS Sofres pour Nathan réalisé par téléphone du 20 au 27 septembre auprès d’un échantillon national représentatif de 750 enseignants de maternelles, écoles élémentaires, collèges et lycées publics et privés et de 750 parents d’élèves de la maternelle à la terminale de l’enseignement public ou privé selon la méthode des quotas.

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5 commentaires sur "Ecole : avant, c’était mieux !"

  1. Rikiki  18 octobre 2006 à 14 h 16 min

    Toujours le même refrain : c’était mieux avant !! Ici, c’est 10 ans … A en croire les enseignants, il était préférable d’enseigner il y a 10 ans. Et dans 10 ans, est-ce qu’ils diront que c’était mieux aujourd’hui ??? Si c’est le cas où en sera l’école ? Il faudrait peut être arrêter de regarder dans la rétroviseur et trouver des solutions pour améliorer les choses aujourd’hui !Signaler un abus

  2. yuguy  22 décembre 2006 à 14 h 29 min

    J’avais quitté l’enseignement direct devant élèves pendant douze ans.
    J’ai pu mesurer à la reprise, une dégradation tout à fait sensible des conditions d’enseignement.
    Ci dessous tentative d’analyse des problèmes.

    "Et si le problème venait d’une responsabilité collective qui engloberait :

    – l’Etat qui relaie sans réserve toutes les attentes sociales autour de l’école: Instruction, Education, Intégration sociale et économique…, et qui par conséquent n’hésite pas à lui fixer « d’innombrables Priorités ». (Sans parler du paradoxe, opposons le simple bon sens du proverbe : Ne pas courir deux lièvres à la fois).
    Ce non choix irresponsable, en plus du « saupoudrage pédagogique » induit une instabilité chronique des actions et compromet une utilisation rationnelle des moyens humains et financiers. Dans les départements, chaque IA, tour à tour, met « le paquet » pour un résultat visible à court terme (plan de carrière oblige) sur l’une de ses « marottes » parmi ces «priorités » qui n’ont ensuite aucun suivi ;
    – le Système qui valorise prioritairement les actions médiatiques, qui s’avère impuissant à sanctionner voire à exclure de l’enseignement les Signaler un abus

  3. Paramo  1 janvier 2007 à 15 h 41 min

    Ne vous en faites pas, il y a plein d’études sérieux que prouveront le contraire.
    Si c’étaient les professeurs qui payaient ces études le résultat serait peut être diffèrent. Mais heureusement ce n’est pas ainsi.

    Ce qui me paraît certain c’est les écarts grandissants.
    Beaucoup de problèmes ne sont pas propres à l’école. Mais c’est là qu’ils se voient le mieux.Signaler un abus

  4. S.  5 janvier 2007 à 21 h 27 min

    Il y a également une notion très simple de culture et de socialisation incomplète: à la maison, les enfants élèves se tiennent très correctement mais si personne n’applique une autorité dans le lieu d’institution, alors cet enfant-élève ne se gênera pas pour faire n’importe quoi si on le laisse (et l’autorité appliquée à la maison est parfois brutale, voire corporelle, tandis que ceci est interdit dans les établissement).
    On peut résumer en disant que certaines personnes ne comprennent absolument pas (et les contres-arguments seront "ça va oh" ou encore "c’est bon on est plus oh comme ya cent ans") que tout ne leur est pas du.
    Que le respect mutuel que ce XXI° siècle nous permettrais de mettre en place est un respect "réciproque" et non pas une "inversion" du sens unique du respect…:
    "élève <=> prof" et non pas changer "élève => prof" pour "prof => élève"

    Aussi, il y a cette idée de "profit". On se croirait être dans une jungle où chaque prédateur s’impose autant qu’il lui est possible. Plus on laisse faire, plus les élèves font.
    Si on est "gentil", on passe pour "naïf".
    On devrait donc être "méchant" ? Non.
    Mais il est impossible de fusionner les rôles d’enseignant, lien de communication, prof autoritaire qui peut punir, il faut savoir jouer sur ces différents tableaux, on comprendra donc le mal de certaines personnes à enseigner, face à cette dissociation du rôle de "professeur" en des tâches totalement contradictoires (sans parler de celles qui ne pensent qu’à "autorité" "autorité" "autorité" "par coeur" "autorité").
    Ceci n’est qu’un aperçu de ce que je vois malheureusement, il y aurait d’autres choses à développer mais ce serait trop long pour le moment.Signaler un abus

  5. DESSU  9 février 2007 à 12 h 21 min

    il me semble que quand les élèves sont intéréssés il n’y a pas beaucoup de discipline a faire. Certain enssaignants ne sont pas à leur place.Pour ensseigner pas de période d’essai on estime qu’ils sont tous de bon enseignants et pourtant certain préfère le collège au licée.Signaler un abus

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