Pour la rentrée 2006, l’inspection d’académie a reçu près de 2 300 demandes de dérogation, ce qui correspond à 15 % des dossiers d’entrée en 6e dans l’enseignement public. « Au primaire, les dérogations sont très marginales. Les Parisiens recherchent surtout la proximité. Ils sont très contents d’avoir une école au bout de leur rue », explique Nicolas Boudot, chef de cabinet du recteur de Paris.

De même, les demandes pour le lycée sont peu nombreuses. Le collège focalise donc l’essentiel des demandes de dérogation. « Pour les parents, intégrer un bon collège augure un bon lycée. Ce qui n’est pas du tout acquis », indique-t-on au rectorat.

Face à ces comportements, le rectorat essaie de trouver des parades : langues vivantes plus nombreuses, classes bilingues, développement de filières scientifiques, innovations pédagogiques en tout genre. L’an dernier, plus d’un millier de dérogations ont été accordées à Paris.

Source Libération